Content Shock ou l'explosion du nombre de contenus sur le web

 

Le concept de Content Shock est décrit pour la première fois par l’auteur expert en marketing Mark Schaefer. Il met en évidence une distorsion entre notre capacité limitée à consommer du contenu et l’augmentation exponentielle de contenus produits sur le web. Ce phénomène provoque une baisse mécanique d’audience pour chaque contenu et s’accompagne logiquement d’une diminution de leur rentabilité.

Qu’est-ce que le content shock ?

Selon Mark Schaefer, le content shock n’a rien à voir avec l’infobésité, i.e. l’overdose d’information impactant les consommateurs. Au contraire, le content shock suppose que les entreprises doivent composer avec une densité accrue de contenus pour accéder à la même unité d’attention chez le consommateur final. C’est une vision strictement économique basée sur la théorie de l’offre et de la demande.

L'explosion du nombre de contenus web provoque le Content Shock

La croissance et l’accélération de la publication d’articles, de photos, de vidéos provoque le Content Shock.

Et comme dans la théorie économique, lorsque l’offre augmente sans que la demande ne suive, on assiste à une crise de surproduction. Le prix de vente baisse. Pour vendre un même volume, il faut dépenser davantage en marketing et communication, provoquant un effondrement des bénéfices des entreprises sur le marché. Actuellement, il se passe la même chose avec le content marketing. La quantité de contenu double tous les 9 à 24 mois alors que le niveau d’attention (ou temps de cerveau disponible comme disait notre ami Patrick) par individu reste stable. Une entreprise utilisant le marketing de contenu sur un secteur concurrentiel doit augmenter ses dépenses pour simplement se maintenir au même niveau de visibilité. La baisse de rentabilité du contenu est mécanique.

Comment rester visible avec la saturation du web par les contenus ?

Avec un retour sur investissement en baisse, seuls les gros acteurs ont la capacité d’encaisser la baisse de rentabilité sur des marchés concurrentiels. Face à cette tendance, les webmarketeurs et autres content manager doivent se creuser les méninges et changer de tactique. Découvrez mes conseils pour rester dans la course face à cette évolution du marché.

Rédiger des articles longs

Au cours de mes recherches sur Google, j’ai remarqué que la plupart des pages positionnées en tête du moteur de recherche disposaient de contenus longs à très longs. Souvent des articles supérieurs à 1000 ou 2000 mots. Ce type de contenu fonctionne particulièrement dans un cadre B2B.

Arrêter le contenu médiocre et privilégier le contenu premium

Le web est une immense poubelle où se mutiplient les contenus inutiles. Nombreuses sont les agences qui font encore appel aujourd’hui à des rédacteurs sans spécialisation. Le résultat ? Des articles approximatifs, usant et abusant de formules pompeuses, de pâles copies d’autres contenus de meilleure qualité ailleurs sur le web. En 2017, investir dans une telle stratégie de contenu, c’est jeter votre argent par les fenêtres.

Faire produire les contenus par des experts

Vous êtes une entreprise B2B ? Demandez à vos collaborateurs de produire le contenu. Moins cher et plus efficace, écrire des articles et voir son nom publié sur le blog de l’entreprise peut aussi devenir une source de motivation supplémentaire. N’oubliez pas que la tendance est à la collaboration entre toutes les branches de l’entreprise. Terminée l’entreprise organisée en silos hermétiques.

Publier vos contenus sous votre nom plutôt que sous votre marque

Les contenus publiés par une personne sont plus vus et suscitent plus d’engagement que les contenus publiés sous le nom d’une marque. Par exemple, le contenu Earned Media sur Youtube, c’est-à-dire les vidéos virales réalisées par des youtubeurs où figurent des marques, sont en moyenne vus 10 fois plus que les vidéos réalisées et diffusées par les marques elles-mêmes. On comprend mieux pourquoi ces influenceurs sont tant sollicités par les marques.

Publier du contenu local

A la manière des produits fermiers locaux bien de chez nous, le contenu local ne connaît pas la crise. Ici à Strasbourg, le blog lifestyle Pokaa et l’agenda culturel StrasbourgCurieux totalisent chacun 20 000 visiteurs par mois en trafic organique selon les données SEMrush. Avec plus de 50 000 likes sur Facebook, Pokaa bénéficie également d’un taux d’engagement impressionnant avec plusieurs centaines de commentaires à chaque publication. Adopter le contenu local, c’est faire face à moins de concurrence et donc être plus visible auprès de visiteurs qui se sentiront directement concernés par vos publications.

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