SEO : les pires erreurs

 

Après plus de 6 années à évoluer dans le monde merveilleux du webmarketing, c’est l’occasion pour moi de vous faire un petit florilège de mes pires expériences. J’ai décidé de publier cet article pour mettre en lumière les pratiques peu scrupuleuses de certains acteurs qui discréditent toute la profession. Je vous donne également quelques conseils en fin d’article pour bien choisir votre agence ou votre consultant SEO. C’est parti !

 

10. Créer un site web à l’arrache

 

Se lancer dans la création web sans cahier des charges, sans maquette, sans workflow et sans outil de gestion de projet. Oui mesdames et messieurs ! Vous avez bien lu ! Certains accomplissent quotidiennement ce tour de force et méritent d’être salués dans ce billet de blog !

Plus sérieusement, le cahier des charges, c’est LE document de base pour cerner correctement le besoin d’un client. Comment voulez-vous répondre à ce besoin sans avoir effectué au préalable un travail d’enquête auprès du client ?

 

9. Facturer une presta SEO en visant la 2ème page de Google

 

Vous vous demandez quel est le problème ? Lorsque vous faites une recherche sur Google, vous consultez souvent la 2ème page ? Vous avez votre réponse.

Pour rappel, la 1ère page de Google affiche les 10 premiers résultats et celle-ci concentre plus de 90 % des clics dont 40 % rien que pour la première position, un chiffre en progression constante avec la démocratisation de la recherche vocale.

J’ajoute qu’un prestataire sérieux ne s’engage pas sur un résultat mais sur une obligation de moyen et de temps de travail garanti. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un nombre conséquent de paramètres peuvent influencer les positions :

  • Google met quotidiennement son algorithme à jour
  • La concurrence ne reste pas les bras croisés à vous regarder progresser dans les résultats
  • Il arrive qu’une erreur de manipulation ait un impact important sur le référencement (exemple : basculement du nom de domaine de « sans WWW » sur « avec WWW » du jour au lendemain sans prévenir, interdire l’indexation d’une ou plusieurs pages, publier des contenus dupliqués, etc)
  • Vous pouvez être victime de Negative SEO de la part d’un concurrent

Avec un prestataire compétent, votre performance SEO progressera forcément mais sachez que cela peut prendre des mois selon votre secteur d’activité.

 

8. “Un blog ça sert à rien, j’ai déjà une page Facebook”

 

Bonne chance pour rendre vos posts Facebook visibles dans le flux de vos abonnés sans payer avec la nouvelle mise à jour de l’algorithme de notre ami Zuckerberg.

Une règle simple apprise durant mes cours d’économie à la fac : évitez de mettre tous vos oeufs dans le même panier. Autrement dit, variez vos sources de trafic (référencement payant, réseaux sociaux, emailing en plus du référencement naturel).

 

7. Faire gonfler artificiellement un devis

 

Proposer au client d’ajouter à son catalogue un nouveau service/produit dans l’unique but de lui intégrer une fonctionnalité supplémentaire sur son site. Et tout ça bien entendu sans la moindre considération du besoin client, de ses objectifs, de sa stratégie marketing ou même de la nature de son business.

No comment.

 

6. Négliger le besoin client

 

Je suis surpris de voir le peu de travail réalisé en amont d’un projet sur cette question et notamment durant les réunions en phase préliminaire :

  • Questions fermées au client
  • On ne laisse pas le client parler, il a tout juste le temps de placer deux phrases durant la réunion
  • Pas d’entretien approfondi pour s’imprégner du business du client
  • Pas de questionnaire préparé en amont
  • Aucune prise de note durant les entretiens

Difficile de mettre en place une stratégie d’acquisition de trafic gagnante sans une phase préparatoire d’enquête et de recherche.

 

5. Facturer du netlinking pour un site sous-optimisé

 

Un client souhaite développer sa visibilité via une campagne de netlinking alors que son site est à la ramasse au niveau de l’optimisation technique et des contenus. Dans un cas comme celui-là et en tant que conseiller, la marche à suivre est pourtant simple ; on explique au client que c’est un peu comme vouloir faire pousser un champ de maïs en plein désert.

La marche à suivre pour l’optimisation SEO : 

  1. Optimisation technique
  2. Optimisation sémantique
  3. Développement de la popularité (netlinking ou linkbuilding)

 

4. « Je suis bien référencé, je suis 1er sur ma marque »

 

Etre premier sur sa marque n’a rien d’une performance en SEO, à moins d’avoir mal choisi votre nom de marque. Faites toujours une recherche sur Google avant de vous décider pour évaluer les sites qui ressortent sur cette requête.

Le référencement naturel consiste à attirer de nouveaux visiteurs qui ne vous connaissent pas encore dans le but de développer votre chiffre d’affaires.

Ces internautes utilisent des mots clés liés de près ou de loin à votre secteur d’activité, à vos produits et services. Tout l’intérêt d’une prestation SEO est là.

 

3. Changer de nom de domaine pour être mieux référencé

 

Autant vous le dire tout de suite, si vous envisagez de changer de nom de domaine (NDD) dans l’unique but d’optimiser votre référencement, vous faites fausse route. Et si votre prestataire base votre stratégie SEO là-dessus, vous devriez songer à changer d’agence.

J’ai une petite anecdote à vous raconter là-dessus. Au cours d’une mission, j’ai été obligé de rattraper les dégâts causés par un changement hâtif de nom de domaine. Le nom de la ville de Strasbourg avait été intégré au NDD avec l’espoir de booster le référencement local. Au lieu de ça, le site a plongé dans les limbes de Google durant la haute saison et le client ne recevait plus d’appels.

Changer de NDD n’est pas une décision à prendre à la légère, car vous pouvez mettre des mois à récupérer vos anciennes positions.

Le pire dans tout ça ? Non seulement le patron de l’agence n’a jamais reconnu son erreur mais en plus il a refacturé une prestation SEO au client qui a accepté sans broncher. #ThugLife

 

2. Cramer 20K €/an sur Adwords “parce que ça booste le référencement naturel”

 

Durant une expérience chez l’annonceur, mon manager, à la tête d’un projet e-commerce à gros budget depuis 5 ans avec des résultats calamiteux en termes d’acquisition de trafic, essayait de m’expliquer le fonctionnement de Google Adwords. Selon lui, garder des campagnes Adwords actives de manière permanente permettait de gagner des positions dans les résultats naturels. Pourtant, les meilleurs référenceurs – notamment Olivier Andrieu – affirment le contraire.

Il peut y avoir un léger gain SEO puisque les campagnes Adwords génèrent du trafic et les visiteurs interagissent avec votre site. Toutefois, ce gain reste minime et ne justifie pas à lui seul l’investissement dans une campagne Adwords.

 

1. Dupliquer tout le contenu d’un site web

 

J’ai gardé le meilleur pour la fin : refondre un site web en gardant le même contenu mais en changeant les URL, le tout en laissant l’ancien site en ligne. Dans ce cas, Google indexera partiellement voire pas du tout le nouveau site. C’est ce qui arrive lorsqu’un directeur d’agence se prend pour un boss du SEO alors que visiblement, il ne saisit pas le concept de contenu dupliqué : « Les URL ne seront pas les mêmes donc ça n’est pas du contenu dupliqué ». Inutile de vous détailler ma réaction au moment où cette information est parvenue à mon cerveau :

Le contenu dupliqué est une des pires erreurs à faire en SEO. Vous vous exposez à une pénalité de l’algorithme Panda chargé d’évaluer la qualité des contenus d’un site web.

 

Mes conseils avant de choisir un prestataire SEO

 

  • Un presta SEO sérieux ne s’engage pas sur des objectifs de positionnement de mots clés (la volatilité est très importante et ces positions varient quotidiennement en fonction de la concurrence, des mises à jour d’algorithme, des opérations réalisées sur votre site, etc) et se fait encore moins rémunéré à la performance. De plus, la notion de mot clé a tendance à être remplacée par l’intention de recherche avec l’algorithme RankBrain. Ainsi, une même page peut se positionner sur des centaines de mots clés matérialisant une seule et même intention de recherche.

 

  • Si votre prestataire ne s’intéresse pas à votre marché, votre offre de produits/services et à vos clients, c’est mauvais signe. Une stratégie SEO doit être incluse dans une stratégie marketing globale.

 

  • Référencement naturel et low cost sont incompatibles : une prestation sur mesure nécessitant un travail d’enquête préliminaire, des années de pratique, de veille quotidienne et de learning by doing doit être rémunérée à sa juste valeur. Sans même parler du coût des outils utilisés. Pour être plus précis, un audit SEO de qualité – non automatisé et avec du jus de crâne – à moins de 500 euros, ça n’existe pas.

 

  • Formez-vous aux bases du SEO avant de faire votre choix, par exemple sur les 3 étapes à respecter : 1. Optimisation technique, 2. Optimisation sémantique et 3. Développement de la popularité. Rappelez-vous, lancez une campagne de netlinking alors que votre site ne possède pas une base technique saine est une aberration.
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